Une journée au garage

Ils sont les premiers arrivés et les derniers à partir… Les commissaires techniques sont les garants de l’équité sportive assurée par Renault Sport, souvent citée en exemple dans le monde du sport automobile. Visite dans les box 2, 3, 4 et 5, à l’entrée de la voie des stands du Circuit de Barcelona-Catalunya.

Le rituel est le même dans chaque discipline. Chaque course est préparée la veille. Les commissaires techniques de Renault Sport Technologies établissent une demande de vérification, formulée auprès du collège des commissaires. L’objet est de programmer les interventions à l’avance et de les soumettre pour approbation sans jamais cibler un concurrent.

C’est durant chaque session que les voitures sont choisies. « C’est un hasard organisé », précise Laurent Blanchoud qui s’occupe des vérifications techniques de l’Eurocup Formula Renault 2.0. « Lors des qualifications d’aujourd’hui, nous avions prévu de contrôler trois voitures dans chaque groupe. Nous avons regardé les temps et, avant la fin de la session, nous avons appelé les numéros visés. Généralement, on prend des voitures parmi les premiers et d’autres plus loin dans le peloton. »

Dès que les numéros sont annoncés, les voitures sont arrêtés à l’entrée des stands : « Avant que qui que ce soit ne touche la voiture, nous pesons la monoplace seule et le pilote. Si le poids total est supérieur à 580 kg (toujours dans le cas de la Formula Renault 2.0), le pilote est libéré et nous pouvons commencer la vérification. »

Afin de ne pas créer la confusion, deux mécaniciens de l’équipe qui engage la voiture sont mandatés pour procéder à ces vérifications : « Il y a une procédure très stricte. Nous ne touchons jamais à la voiture. Chaque pièce doit être démontée par un membre de l’écurie. Seul le moteur peut être touché par l’un de nos motoristes. »

Dans cette édition 2013 de l’Eurocup Formula Renault 2.0, un team dénote. Manor MP Motorsport demande parfois à son pilote Oliver Rowland de s’occuper personnellement de sa monoplace. Membre de Racing Steps Foundation, le Britannique travaille au quotidien pour son écurie en plus de continuer ses études. Au Red Bull Ring, il a donc directement supervisé le démontage de « ses » pièces.

Aucune décision n’a été prise à l’encontre de l’un des concurrents depuis le début de la saison. « Notre dernier rapport demandant un déclassement remonte à la saison dernière. Et c’était davantage une étourderie qu’une intention de tricher. Nous travaillons avec des équipes sérieuses qui suivent scrupuleusement les règles. Et ils savent que Renault Sport est là pour les accompagner si besoin. »

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